Dragensberg

Dimanche 28 juillet

Ce matin nous avons signé pour une nuit de plus. On est bien ici !
Nous prenons la voiture pour aller dans une vallée voisine. Il y a environ une heure de route à travers la campagne.
La voiture traverse une suite de villages.  Les routes sont remplies de monde. Des cases et des maisons en parpins et en terre se succèdent au bord de la route.
 
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A l’entrée de la réserve le garde nous a indiqué une balade d’environ 4 heures. Elle commence facilement par un chemin presque à plat qui nous emmène à travers la forêt à l’ombre jusqu’à une rivière où nous déjeunons.
Chacun sur ses gardes car nous avons vu des babouins dans la vallée et ils ne sont pas commodes quand ils voient de la nourriture. 
Finalement nous arrivons au sommet de la faille sous le vent violent. The crack « c’est le nom de la passe que nous venons de franchir. A présent, nous marchons sur le plateau balayé par le vent en faisant attention de ne pas nous faire emporter. Le précipice est proche.
 
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La descente est aussi épique que la montée. On dirait une via ferrata tellement elle est abrupte et il faut se cramponner aux chaines dans certains passages.
 
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Dans ces conditions on perd vite de l’altitude et rapidement nous sommes dans la vallée sur le chemin de retour.
Les randonneurs que nous avions rencontrés ont avertis les gardes  et leurs ont assuré que nous étions bien dans le parc. Ils nous attendent pour faire signer le bon de retour.
Ce soir pour notre dernier jour nous avons pris le dîner à table et nous arrivons peu avant le début du repas. Les autres voyageurs commençaient à s’inquiéter. Edmond avait même demandé à Niki s’il avait quelque nouvelle de nous.
Au menu, soupe et salade de légumes. Jean-Noël à pris une bouteille de vin rouge. Nous finissons la soirée en discutant autour d’une bière. Odile prend des renseignements auprès de Niki qui connait bien l’Afrique du Sud pour y être venu plusieurs fois et qui lui indique des lieux à voir dans la région de Santa Lucia et du parc Kruger.

Samedi 27 juillet

Edmond nous a indiqué une balade en montagne d’environ 4 heures aller/retour.
Pique nique dans le sac on rejoint le parc. Il fait un temps magnifique et il y a beaucoup de randonneurs plus ou moins bien équipé pour les chemins.
Après une montée assez importante on arrive sur un plateau aux herbes sèches. Des parcelles entières sont noircies par le feu. C’est délimité de façons régulière.
 
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Nous avons dépassé facilement les limites de la balade et pouvons faire le circuit entier.
 

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Deux jeunes allemand de Bonn, font la même randonnée. Ils sont logés à la même auberge que nous. Mais sous tente.
Le retour n’est que descente. C’est plus rapide mais plus fatiguant pour les pieds et les articulations. De plus Alice a des chaussures qui deviennent  un peu juste. Le bout des pieds est sollicité. Ça fait mal. Bref, c’est pas le top et il est temps que la ballade se termine.
 
Pendant que nous randonnions, les employées ont déménagé nos bagages dans une huttes et installés des matelas pour les filles. C’est un peu serré, mais pour dormir c’est suffisant.
La cabine de toilette est aussi dans une hutte et la douche donne à  l’extérieur. Face à la forêt et à l’appareil photo d’Odile.
 
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Le soir nous entamons un Monopoly avec Niki et Nina qui adorent y jouer. Les filles sont super contentes de rencontrer des gens. Même si elles ne parlent pas allemand, elles arrivent tout de même à se faire comprendre et à discuter. En Anglais.
D’autres français occupent, comme nous, une hutte. Ils arrivent de Lille où il fait une chaleur torride – 35 degrés. C’est Jean-Noël et Anna.

Vendredi  26 juillet

A huit heures tout le monde est prêt pour partir. Nous admirons quand même le magnifique citronnier qui trône au milieu de la cour pavé de galets. Il est bien entendu qu’à  ce prix le déjeuner n’est pas compris. Notre hôtesse nous a indiqués un lieu et devant la difficulté d’en trouver un autre nous y allons. C’est un magasin qui vend tout un tas d’équipements pour la maison. Passé la cour arrière, dans une deuxième maison, nous nous installons à une table à coté de quatre retraités qui ont l’air de tenir une réunion. Les clients sont blancs, le personnel de service noir, les filles à la caisse… blanches. Breakfast, donc, au milieu des vieilleries de style anglais. On se croirait revenu 100 ans en arrière.  Il y a de la nostalgie dans l’air.
C’est une autoroute à quatre voies qui nous emmène dans la direction des montagnes. Comme on est décidé à ne pas se retrouver dans la situation d’hier au soir. Nous commençons à chercher un logis pour ce soir. Le centre d’information d’Harrysmith est fermé et les filles de la mairie ne le sachant pas, nous comprenons vite que le tourisme n’est que le cadet de leurs soucis. C’est vrai que la ville n’incite  pas à la visite. Nous remontons dans la voiture et poussons un peu plus loin. Entre temps on s’arrête pour téléphoner à une auberge indiquée sur le routard. C’est complet. Le centre d’information de Winterton est tenue par une jeune fille qui nous propose des adresses. C’est à ce moment qu’Edmond, le gérant de l’auberge nous rappelle pour nous dire que finalement il a de la place. Pour trois fois moins cher que chez la rombière.  On arrive Edmond !!
 
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Sans nous précipiter mais sans s’arrêter non plus nous rejoignons le gite dans la Champagne Valley.
C’est une propriété installée au pied des montagnes. Maison basse au milieu de la campagne avec des huttes à l’arrière.  Ce sont des dames en stage de peinture qui nous accueillent. Edmond nous donne un dortoir pour la nuit.
 
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Demain on verra.
Il y a une grande salle de séjour avec cuisine où Edmond et ses employés (noir bien sur) préparent le diner.
Repas commun pour tous ceux qui se sont inscrits sur le tableau. L’ambiance est bonne. On se sent bien ici. Je pense qu’on va rester un peu si il y a de la place pour les jours à venir.
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