Buenos Aires

 
Dimanche 17  février
 hier,  nous avons fini la journée par la fermeture des valises.
c’est pas rien de vouloir rajouter des vêtements d’hiver dans des valises déjà pleines.
Mais rien n’est impossible !
 
Aujourd’hui, nous partons pour le nord du pays à 12 heures. Environ 1000 kms de voyage en avion.
départ de l’hôtel vers 9 h 00
 
 
 
Samedi 16  février
Dans l’après midi de vendredi , petite visite de soutien.
Sara nous accueille au 731 de la calle de la Puerta dans la maison du SERPAJ (Service Paix et Justice).
Cette femme menue accompagne Adolfo Pérez Esquivel depuis 1991. Elle est sa secrétaire et en son absence elle nous reçoit dans son bureau.
Le SERPAJ n’est ouvert que quelques heures au public. Ses moyens sont très réduits et les demandes sont très importantes. La maison qui les abrite à été acheté avec un don de la fondation Daniele Miterrand. L’association fonctionne avec des dons tels que ceux du CCFD.
J’avais écrit une lettre au mois de novembre dernier pour demander un entretien avec Adolfo Pérez Esquivel. Francis Gely son traducteur en France, m’avait gentiment aiguillé. La lettre est restée sans réponse. Mais notre hôtel sur Corrientès est à 4 cadras du siège de l’association ou il passe régulièrement et aujourd’hui c’est ouvert.
Alors nous voilà tous les quatre dans le bureau du prix Nobel assis autour d’une table ronde.
Odile pose les questions et traduit.
Malgré son âge, Adolfo reste très actif. Il se déplace en train et en bus dans Buenos Aires et consacre la plupart de son temps à son action. Il est très sollicité.
Je l’avais rencontré en 2002 à Porto Allegre au Forum Social Mondial.
 
serpaj1
 
Nous avons déjà discuté de son travail avec Alice et Gabrielle auprès des enfants des quartiers de l’Aldea. Elles avaient été intéressées. Il a créé un centre d’apprentissage pour des garçons et filles  de 12 à 18 ans qui sont
déscolarisés. Ils apprennent des métiers manuels tels qu’Apiculteur, menuisier-charpentier ou électricien. C’est la période des vacances scolaires et l’école ne fonctionne pas pour le moment.
 
recoletta 1
 
 
Nous la quittons pour aller faire une visite du quartier de la Recoletta.  Un autre quartier assez célèbre. Pour  son musée des arts contemporains , ses églises et son cimetière qui abrite entre autres personnes célèbres la tombe d’Eva Peron.
Nous prenons le bus. Il faut de la monnaie pour le distributeur de tickets, Mais personne ne délivre de pièces et ils n’y a pas de carte avec plusieurs voyages. 
Les commerçants ne font pas de change  de monnaie – il y en a pas. Je vous dit ! – Personne n’accepte les cartes de crédit. Les banques échangent à des taux trop bas. Le marché noir est florissant. Et il faut faire la queue pour n’importe quoi.
Ils sont comme ça les argentins.
  
Puisque c’est comme ça ici, on ira au Mac do !
On avait promis à Alice et Gabrielle qu’elles connaîtraient un jour ce grand moment inoubliable de rentrer dans ce magasin et de commander un HANDBURGER.
Mais sans sauce s’il vous plait ! Parce qu’on aime pas le ketchup ni la mayonnaise.
Voilà c’est fait ! 
– Et alors ?
– Bof…
– et les glaces ?
– A la crème
– Pouah !
– On s’en va ?
– On s’en va
 
mac do 1mac do 2
 
 
Vendredi 15  février
 
musée bicentenaire 3
 
Le musée du Bicentenaire est inauguré depuis 2010. Il est rempli de documents visuels et sonores.
De San Martin à Kirchner, l’histoire du pays est découpé en périodes historiques.
Pour se mettre à jour avec l’histoire du pays c’est vraiment bien.
C’est surtout les document filmés et vidéo des 60 dernières années qui apportent un plus.
Nous y avons passé 3 heures . 
 
 place de mayo 2
Et on a raté le rendez-vous avec les Mères de Mai sur la place de Mayo.
Depuis 40 ans, ces femmes privées de leurs enfants par la junte au pouvoir dans les années 70 et 80 réclament la justice et le droit de connaitre le sort qui a été réservé à ces jeunes gens fichés par l’armée et la police. Ils ont probablement été séquestrés, torturés et assassinés mais les corps n’ont jamais été retrouvés.
Pour se faire entendre, elles ont commencé par défiler en cercle autour de la statue de la place de Mayo. Elles ont été maltraitées par l’autorité mais ont tenu bon contre vents et marées et se retrouvent encore tous les jeudis à 15 heures pour cette ronde symbolique. En 2013, des tortionnaires bien qu’identifiés se promènent toujours en toute impunité.
 
 musée bicentenaire 1
 
 
 
 
Jeudi 14 février
Hier matin, c’était maths et français pour tout le monde. Nous essayons d’avancer au maximum pendant que nous sommes assez bien installés. L’auberge de jeunesse possède des lieux isolés comme une cuisine qui peut servir de salle de travail. La dame qui fait le ménage du matin a regardé en passant ces enfants martyrisés par leurs parents.
Mais elle n’a pas appelé les services sociaux.
 
hotel obeslisco 1
 
Nous ne sommes pas les seuls à voyager avec des enfants. Des chiliens qui viennent  de Santiago en voiture  ont fait une halte à Buenos Aires. Ils vont  en Uruguay.  Le voyage semble assez long et la route du  col des Andes entre les deux pays peut être fermée même en été à cause de la neige. Ils ont du attendre 3 jours sur place. Nous prenons note.
 
L’après midi visite du quartier de Palermo. Arrêt de métro place d’Italie.
De grands espaces verts avec de nombreuses statues ou monuments bordent le barrio.
 
palermo 2
 
 C’est un quartier paisible et branché avec des boutiques design.
Un cordonnier a réparé la sandale d’Alice dont la boucle de fermeture a mystérieusement disparu dans le sac de voyage.
La distance entre chaque lieu  de visite est longue et nous marchons un peu. Le terme « peu » ne plait pas à tous et certaine voudrait le remplacer par « beaucoup ». Mais c’est moi qui écris pour le moment.
 
 
 
 
 

 buenos aires 1

Mercredi 13 février
Nous voici donc à Buenos Aires depuis lundi matin.
Il est temps d’en dire un peu plus sur notre installation provisoire dans cette grande ville.
Nous sommes logés au centre ville.  A deux quadras « del Obelisco ».
Comme dans beaucoup de nouvelle métropole, Buenos Airés  est construite par carré de 100 m x 100 m bordés par des » avenidas et des calles ».
C’est très facile à Buenos Aires, qui est établie sur un plateau.
La ville commence à la place de Mayo : Lieu historique de l’indépendance du pays et s’étale de plus en plus  à l’ouest et au nord.
 
la boca 1
 
 
Elle est divisée en quartiers. Centro, Micro Centro, Recoletta, San Telmo, La Boca….
La cité essaie de conserver son patrimoine immobilier original. Des quartiers comme San Telmo préserve des maisons  de style colonial, dans la Boca, quartier d’origine Italienne construit vers les docks, les maisons fabriqués de planches et de tôles ont fait l’objet de rénovation colorées par des artistes.  D’autres quartiers bâtis sur le modèle parisiens du  19ieme siècles conservent un aspect haussmanniens.  A première vue, la cité a  entrepris la rénovation des collecteurs d’eaux usées  en centre ville et divers gros travaux des voies de circulation. On a l’impression d’être dans un chantier et il faut être vigilant dans les rues défoncées.
On peut prendre le bus, le métro, les taxis. Il y a peu d’aménagements pour les cycles et nous n’avons vu que très peu de cyclistes. C’est dommage car la ville est vraiment  plate.
Ici, c’est les vacances scolaires et le week-end prolongé jusqu’à mardi 12 pour raison de carnaval ont permis aux habitants de Buenos Airés de partir.
La ville était étrangement  calme avec peu de circulation. Cela devrait changer à partir de mercredi avec le retour au travail.
Hier, nous avions rendez-vous avec Didier et Veronica. Il est installé depuis peu à Buenos Aires et va reprendre ses études à l’université pour devenir guide-interprète. L’année universitaire commence en mars après les vacances scolaire. Sa compagne est Argentine, c’est une biologiste qui fait des recherches dans un centre identique à celui de l’INRA en France.  Elle prépare une thèse de doctorat sur les bovins dans un centre à l’extérieur de Buenos Airés.
Nous nous sommes retrouvés dans un café «de los angelitos ». Typiquement argentin, on peut y prendre le gouter vers 17 heures : gâteaux, chocolat chaud, thé… C’est un lieu de rencontre des gens du quartier.
Le soir vers 10 heures nous sommes allés ensemble dans un bario  pour assister à un défilé du carnaval. Les danseurs se produisaient au milieu de la rue tandis que les musiciens et chanteurs  sur une  scène jouaient  sur des rythmes sud américains. La foule munie de bombe  s’arrosait de mousse et applaudissait.
Le carnaval qui avait été supprimé pendant de longues années a été remis à l’honneur par le gouvernement  de Christina. C’est ainsi que les argentins appelle leur présidente.
 
Mardi 12 février
Quelques soucis de connexion m’ont empêchés de donner des nouvelles hier.
J’espère que ce matin se sera mieux.
Nous avons débarqué de l’avion à 9 heures (+ 4 pour la France). La sortie de douane a été  fastidieuse et nous étions à notre hôtel vers 13 heures.
C’est une auberge de jeunesse sur l’avenida Corrientès. Elle donne sur l’obélisque qui trône au milieu de l’avenue.
Nous avions quitté Lyon sous les rafales de neige et cette nuit nous avons dormi avec le ventilateur. On s’habitue vite !
Depuis Samedi c’est le carnaval. Rien à voir avec celui de Rio, nous a dit le chauffeur de taxi. Effectivement nous n’avons aperçu ni char, ni danseuse, ni musiciens. Il reste encore ce soir !
Hier au soir, petite ballade dans les rues adjacentes à l’Avenida. Des danseurs de tango et des musiciens de jazz se produisaient. 
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