Lifou

Lifou – îles Loyautés

Nous voici suspendu aux nouvelles de la radio calédonienne. Depuis bientôt une semaine nous sommes sur l’île de Lifou et depuis mercredi nous logeons dans la famille de Roby Kuesine.
Arrivés lundi 20 mai en bateau de Nouméa, nous avons récupéré la voiture de location qui nous attendait au port de We (Woué).
L’agence de voyage à Nouméa, nous a vendu des billets aller en bateau, retour en avion avec deux nuits en tribu.
Le trajet a duré 7 heures avec un passage par l’ile de Maré, une des îles loyautés avec Lifou et Ouvéa.
 
S1810007
 
Nous avons rejoint notre gite en fin de journée à l’ouest de l’île dans la baie de Santal.
La case que nous avons louée est tenue par la femme du boulanger de la tribu de Drueulu.
 
S1820010
 
C’est à 100 mètres de la plage et en face de l’école.
On a commencé par une baignade dans les eaux magnifiques de la baie.
S1830002
 
C’était lundi de pentecôte et la plupart des magasins étaient fermés. Ceux qui restaient ouverts n’avaient pratiquement rien sur leurs étagères. L’approvisionnement se fait très mal sur les îles en fonction des bateaux et des avions. On a déjeuné d’une boite de sardines et de gâteaux secs.
 
Depuis que nous sommes arrivés en NC un mouvement de protestation contre la vie chère s’amplifie.
Mercredi 15 mai, c’était jour de grève générale et depuis les perturbations dans les transports maritimes et aériens sont régulières. Si bien que nous ne savons pas si notre vol de lundi 27 est maintenu. Une réunion concernant tous les protagonistes a lieu en ce moment et des propositions doivent être discutées.
 
La case circulaire où nous dormions tous les quatre était construite avec une ossature en bois et recouverte de feuilles de bananier. Deux ouvertures pour les fenêtres, une porte en bois et une ampoule basse consommation apportaient un peu de lumière à l’intérieur.
 
S1820018S1820005
 
L’accueil fût très bon et nous avons mangé la cuisine locale composée de poisson, de crabes, d’ignames, de tarots, patates douces et papayes. Les fruits tels que les noix de coco, mandarines ou pamplemousses poussent naturellement. Les habitants de Lifou peuvent vivre facilement des richesses de la terre. Heureusement, car les prix des denrées surpassent tous ce que nous avons pu voir jusqu’à présent et le riz reste la base de l’alimentation journalière.
 
S1840006
 
Le boulanger Théodore, nous a proposé de visiter son pétrin et son four. Il fabrique un pain à la marmite.
De fait, nous avons pris rendez-vous avec lui mercredi matin pour voir les étapes de la fabrication du pain. 
 
DSCN5089
 
Chargement du four avec le bois, pétrissage de la pâte dans le pétrin, confection des boules et remplissage des casseroles avec coins ou six boules de pâtes à pain. Puis après repos enfournement et jusqu’à la sortie des marmites remplies de pain chaud qu’il faut un peu gratter pour ôter la couche noircie.
Le pain est alors prêt à être livré dans les villages en milieu d’après-midi.
 
DSCN5092
 
 
C’est à ce moment là que nous avons rejoint la tribu de Xepenehe au nord de la baie de Santal, non sans s’offrir une baignade dans les eaux claires qui bordent l’île.
 
S1830021 S1830026
 
Nous sommes logés chez Noël et sa famille. C’est le frère de Roby.
Leur maison est accolée au terrain de foot  et de criquet à l’entrée du village juste en face de la pharmacie.
Jean-Paul, l’autre frère habite a côté. Un petit bois les sépare.
Normalement la maman habite avec lui mais pour le moment elle est à Nouméa et s’occupe des petits enfants.
 
Nous installons les 2 tentes qu’Agnès et Claude nous ont prêtés dans la pelouse devant la maison.
La famille qui nous accueille est composée de Juliette, la femme de Noël, de Pascale et Simone, leur 2 filles de 7 et 5 ans et Joredi le fils de Juliette qui a environ 25 ans. 3 autres enfants font leurs études à Nouméa et à Clermont-Ferrand.
Je n’oublie pas le père de Juliette qui occupe la grande pièce de la maison.
Atteint d’un AVC, en 2000, il repose sur un lit médicalisé avec des soins infirmiers et kinésithérapeutes journaliers.
 
Nous avions annoncé notre arrivée et d’autres parents de la famille viennent nous dire bonjour.
Notamment, Babeth et sa fille Lou qui a l’âge d’Alice et qui viennent de métropole.
Dès jeudi matin, Noël nous accompagne chez le petit chef de la tribu pour nous présenter et pratiquer le geste de coutume. Il consiste en l’échange de présents.
Nous partons à pied dans le village et c’est l’occasion de découvrir le fonctionnement et l’histoire de la tribu.
Les enfants vont à l’école primaire ou au collège et nous donnons rdv le soir a la fin des cours.
 
La plage de Chateaubriand possède un sable blanc qu’il nous tarde de fouler après avoir plonger dans une crique remplie de patates de coraux et de poissons. Les élèves d’un cours d’EPS du collège s’essaient à la planche à voile. L’apprentissage me semble plus facile ici. Il faudrait voir à mettre en place des stages depuis la métropole !
 
Vendredi, Noël nous entraine dans la vanilleraie de Jean-Paul et nous fait découvrir le mécanisme de reproduction de la fleur. Comme il n’a plus de gousses de vanille à vendre nous partons en acheter à la maison de la vanille.
 
S1850033 S1850034
 
Un auto stoppeur nous conseille de nous arrêter chez son père qui cultive lui aussi la plante. C’est ainsi que nous arrivons chez Michel pour prendre le café et discuter de choses et d’autres avant de repartir avec notre paquet de gousses.
 
S1850021
 
Les filles ont enfin rencontré des enfants, qui plus est, des filles de leur âge. Vendredi à partir de midi les cours sont finis pour le week-end et Lou et Caty viennent chercher Alice et Gabrielle. Je crois qu’elles sont allées à la plage et à l’école de danse avec les enfants du village, car elles ont disparu sans demander leur reste.
Je pense que ça leur fait du bien de ne pas avoir les parents 24h/24 sur le dos.
Le soir nous étions tous invités chez Babeth et Upan, les parents de Lou. Ils habitent à quelques kilomètres de Xepenehe dans la forêt.
 
Dimanche,  après le repas de la fête des mères,  baignade  dans une petite crique « Kiki beach » avec toute la famille.
 
S1880003 S1880007
Aller à pied à travers la forêt et retour en bateau le long de la cote avec le bateau d’Upan.
 
DSCN5107 DSCN5108
C’est trop dur la vie !
 
Publicités